Essaouira et l'art
Galerie des arts
Histoire d'Essaouira
Monuments d'Essaouira

Cette ville demeure un vivier d'artistes autodidactes pour la plupart originaires d'Essaouira. La galerie de Frédéric Dangard, de loin la meilleure de la ville, ne va pas sans promouvoir ces nombreux créateurs.
Les œuvres exposées relèvent de l'art naïf, de l'art primitif et d'un art populaire très particulier.
On peut y trouver des artistes connus mondialement tels que les peintres : Nourdine Alioua et Mohamed Tabal ainsi que le sculpteur sur pierre Mohammed Bouada.

- Transe -

Durant les cérémonies de transe, la musique est omniprésente. Les chants accompagnés des musiciens servent aux incantations et autres prières qui permettent aux adeptes d'entrer en communication avec les saints.
Chaque confrérie utilise des instruments de musiques particuliers. Il font aux partie des rituels et donnent à chaque groupe son originalité.

- Les Hmadcha -

Appartenant au soufisme, la confrérie des Hmadcha a été fondée au XVII ème siècle par Sidi Ali Ben Hamdouch. Les Hmadcha d'Essaouira et de Marrakech sont parmi les plus actifs.
Les adeptes de cette confrérie pratiquent l'ascèse individuelle et animent un rituel collectif, comportant plusieurs phases pendant lequel se succèdent des invocations d'Allah, du prophète Sidna Mohammed, des poèmes chantés et des litanies. La dernière phase du rituel aboutit à des danses et des transes extatiques
Les Hmadcha utilisent un grand et un petit tambourin à gobelet fuselé (Harraz, Taârija), un tambour à double membrane (T'bal) auxquels s'ajoutent un hautbois (Ghaïta) et une flûte (Layra).

- Les Gnaouas -

L'apparition des Gnaouas remonterait à l'époque des Almoravides qui avaient fait une percée d'islamisation en Afrique subsaharienne, au Senegal et au Niger. Organisés en confrérie, les Gnaouas vénèrent Bilal, dont le seul sanctuaire marocain se trouve à Essaouira. cet esclave aurait guéri Fatima, la fille du prophète, en jouant des crotales.
Les Gnaouas sont d'excellents musiciens, est c'est par la musique qu'ils guérissent, mêlant à l'islam des croyances animistes.
Les Gnaouas utilisent le Guenbri ou Hajhouj, une sorte de cithare à boîtier rectangulaire, décoré de marqueterie, couvert de peau de chèvre, doté d'un long manche et de grosses cordes manipulées au pouce; le T'bal, sorte de gros tambour qui aurait été introduit au Maroc à l'époque almoravide; enfin le Qrâqb, des cymbales en métal, manipulées une paire dans chaque main.

- Les haddarates -

Ce sont des groupes de femmes qui animent des rituels de transe dans les sanctuaires. Ces cérémonies, pendant lesquelles sont invoqués par des louanges et des devises chantées Allah, le prophète Sidna Mohammed et les saints, sont exclusivement réservées aux femmes;
Une musique où se mêlent à la fois la transe extatique et la possession, sont rythmées par un couple de petits tympas à châssis en bois ou en terre cuite, un plateau en métal (Ceniya) frappé par deux tiges, auxquels peuvent s'ajouter un tambourin cylindrique à une seule membrane en peau de chèvre (Bendir).


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